Alignement volontaire des voix dans les livres et les jours. Chaleureuse habitude du mélange . Il a fallu un peu plus de temps que prévu pour comprendre la silencieuse désarticulation des pages. Presque née ou presque arrivée à terme d’existence, la joie déraille. Elle est bruyante, sans prévenance pour l’image qu’elle offre à voir. Presque brisée, presque contraire à la bienséance, la joie de dire ce qu’il en est ressemble à la limaille coupante des rêves. La déplacer sans gants est risqué. Tendre l’oreille seulement. Lui écoute radio – nostalgie, il est celui qui nous dit qu’il aspire au repos. De toute urgence le croire. Il parle d’un monde ancien qui l’a violenté. En arriver là, il ne savait pas qu’il en arriverait là… Maintenant, il sourit, grand piano désaccordé. Sa musique est géométrique. A la dérive elle est plus calme. Elle griffonne un sursis. Presque arrimé, il remercie.

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